mercredi 8 juin 2011

Le sommeil


En réponse à Pauline, qui m'a questionnée sur le sommeil, voici un petit billet sur le sujet.
Maria Montessori parle de respect de l'enfant et de ses rythmes. Cela vaut pour les apprentissages, mais aussi pour la vie de tous les jours avec son enfant à la maison.
Lorsque l'on pratique la pédagogie Montessori à la maison, nous commençons par adapter l'environnement afin d'aider l'enfant à être autonome et maître des ses actes. Nous lui donnons les moyens de faire par lui-même.
Quand il est question du sommeil, c'est toujours un peu plus délicat, car on entre facilement dans une zone de conflit où chacun (surtout les parents) veut défendre ses intérêts. Les parents attendent avec une impatience impossible à dissimuler que leurs enfants soient enfin endormis et les enfants eux essaient de grappiller des minutes en plus de toutes les manières possibles pour rester avec les adultes. Pourtant Maria Montessori, dans "L'enfant", aborde la question du sommeil en disant que c'est bien là qu'il faut effectuer le premier aménagement :
"Une des première aides à la vie psychique de l'enfant est la réforme du lit et des habitudes relatives au long sommeil imposé. L'enfant doit avoir le droit de dormir lorsqu'il a sommeil, de s'éveiller quand il a fini de dormir, et de se lever quand il le veut. Aussi conseillons-nous l'abolition du lit d'enfant classique et son remplacement par un matelas très bas sur lequel l'enfant peut se coucher et qu'il peut quitter à sa volonté. Bien des détails apparemment difficiles à résoudre peuvent trouver leur solution au moyen de réformes bien simples. Celle-ci est économique, comme toutes les réformes qui aident à la vie psychique de l'enfant; celui-ci a besoin de choses simples.(...) Beaucoup de familles ont adopté cette réforme. Les enfants vont spontanément se coucher le soir tous joyeux, et le matin ils se lèvent sans éveiller personne."

Voilà, donc la première chose à faire : offrir à votre enfant la liberté et la joie d'avoir un lit accessible. Le lit au sol, un grand matelas plus encore, fera le plaisir de votre enfant. Je me souviens de Liv qui y passait ses journées à lire, jouer, écouter de la musique... quand nous le-lui avons installé (aux alentours de 18 mois) après ma découverte de la pédagogie Montessori.

Par rapport à l'extrait cité plus haut, Émy, qui a toujours dormi au sol, va en effet se coucher toute joyeuse, par contre le matin... se lever sans éveiller personne... ça n'est pas encore ça ;-). La première chose qu'elle fait, c'est de se glisser près de moi pour un câlin. Ce que je comprends.
C'est pareil pour le soir, elle veut que je reste près d'elle pendant son endormissement. Je l'accompagne donc dans le sommeil (même si parfois j'aurais bien envie de faire autre chose ;-))

"Quand il va se coucher le soir, l'enfant appelle la personne qu'il aime et la supplie de ne pas l'abandonner. (...) L'adulte passe à côté de cet amour mystique sans s'en apercevoir. Et ce petit être qui nous aime grandira et disparaîtra. Qui donc nous aimera jamais comme lui ? Qui donc nous appellera jamais, sur le point d'aller se coucher en disant : "Reste...". Plus tard, il dira indifférent : "Bonsoir, bonne nuit". (...) Nous nous défendons contre cet amour qui passera."

Nous devons respecter ce besoin de présence, de réassurance, tant que l'enfant nous le demande.
Pour ma part, je n'ai jamais pu laisser pleurer mes filles. Quel est le message que l'on transmet à son enfant qui pleure parce qu'il a besoin de nous ? Qu'il ne peut pas compter sur ses parents !
C'est vraiment très important de répondre aux besoins du petit enfant sans se poser ce genre de questions : mais ne va-t-il pas prendre de mauvaises habitudes ? devenir capricieux ?... Non, il va prendre l'habitude de pouvoir compter sur ses parents en toutes circonstances. Et quand il sentira qu'il n'a plus besoin d'appeler sa mère pour se rendormir il le fera, en toute confiance. Car il aura appris que ses parents lui font confiance et le suivent dans son rythme.

Le respect du rythme de chaque enfant est important. Certains bébés dorment souvent, longtemps alors que d'autres ont des réveils très fréquents. La mise en place d'une routine est également importante pour rassurer le petit enfant. Le rituel du coucher va dans ce sens et permet d'aider l'enfant à se préparer au sommeil. Pour certains enfants récalcitrants (je sais de quoi je parle, nous en avions un fameux modèle) ce rituel sera d'une aide importante pour bien marquer la fin de la journée et l'entrée dans le sommeil. Un tout petit n'est pas capable de savoir quand il est temps pour lui d'aller se coucher, car il doit savoir de reconnaître le bon moment (avant de passer dans une phase d'excitation). C'est à nous de l'observer pour lui proposer, au bon moment donc, d'aller se coucher. Avec l'habitude, il va réclamer de lui-même. La journée, si son lit est accessible, il pourra facilement se reposer ou s'endormir quand il en ressent le besoin. Cela lui permet d'être à l'écoute de ses besoins, d'apprendre à les reconnaître et les exprimer.
Ils nous est souvent arrivé de retrouver Liv endormie sur son lit alors qu'elle n'avait pas du tout envie d'aller faire la sieste 1/2h plus tôt ;-)

Quant au cododo... je n'ai rien lu sur le sujet, alors voici mon avis, tiré de ma propre expérience. Dormir avec un nouveau-né c'est naturel, on est en osmose, le bébé ne se sentant pas différente de sa mère, il a besoin de ce contact. Cela prolonge tout simplement les neufs mois dans le ventre. Et en plus tout le monde dors mieux ! Mais quand le bébé grandit et que les tétées se font moins nombreuses, je trouve que chacun dort mieux dans son lit ;-)
Si Émy grimpe dans mon lit pendant la nuit, comme elle le fait encore parfois, je me réveille plus souvent, la réveillant par mes mouvements, ou inversement. Nous nous calons chacune sur le sommeil de l'autre, et aussi sur les réveils ;-). Finalement chacune dans notre lit, nous passons de meilleures nuits avec des réveils de moins en moins fréquents.

Voilà, quoi qu'il en soit, l'essentiel est que chaque famille trouve le bon équilibre pour le respect des besoins de chacun.

14 commentaires:

Delphine a dit…

Merci pour ce billet tres instructif. Ma deuxième qui a 10 mois, teste depuis 2 nuits son lit à meme le sol ( exit le lit à barreaux ). On verra à long terme la différence avec mon ainée qui a dormi dans un lit à barreaux jusqu'à ses 3 ans. Et moi non plus, je ne suis jamais arrivée à laisser mes filles pleurer le soir donc, comme toi, j'accompagne mon bébé dans son endormissement.

pauline a dit…

merci merci pour ce long et riche billet!

Karine a dit…

Le sommeil, c'est surement là dessus que Manon (ma fille ainée m'a le plus testé) et comme elle était la première, je me suis laissée embarquer sans aucun recul. Et aujourd'hui, après une longue expérience auprès des tout petits et dix ans de plus, je le gère avec Anna bien différemment. Elle va se coucher avec le sourire, réclame même avec ses "mots" (elle a un an) et ça se passe plutot bien. Comme toi, je refuse les pleurs au moment de dormir et l'accompagne dans l'endormissement pour la rassurer (je me demande si la nuit n'en est pas meilleure). Pour le lit, je n'ai pas franchi l'étape du lit au sol, mais qui sait...

marie bretton a dit…

Pour ma part, Juliette (18 mois) n’a quasiment jamais dormie dans un lit à barreaux mais le sommeil reste problématique ou plutôt l’endormissement. Je lui propose régulièrement d’aller se reposer et quand elle ne veux pas, elle se relève illico ; mais quand elle sent qu’elle est fatiguée malgré tout, elle reste allongée et là commence un très long moment de pleurs, crispations et gémissements jusqu’à ce qu’enfin elle trouve le sommeil. Je l’accompagne en permanence bien évidemment, j’ai aussi essayé de lui chanter des choses toutes douces, de lui mettre un CD, de lui raconter des histoires en murmurant, de la masser, de lui caresser les cheveux… mais rien n’y fait, c’est toujours la même galère. Je commence à trouver ça dur, surtout que ça se répète plusieurs fois par nuit (et les « ré endormissement » sont encore plus dur et plus long, surtout depuis que j’ai supprimé le biberon); et je ne trouve pas ça très sain pour elle, pour son sommeil…si quelqu’un à un conseil, une idée, une expérience similaire ou un commentaire, je suis preneur !

Eve a dit…

Il y a en effet des enfants qui ont beaucoup de mal à gérer le moment où il faut lâcher prise pour s'endormir.
Ma première fille est comme ça, et jusqu'à ses 3 ans nous étions à ses côtés pour l'endormissement. Sans que cela se passe difficilement comme vous le décrivez pour votre fille, cela prenait du temps.
Pour notre fille c'est la difficulté à se couper du reste pour s'endormir qui pose problème. Elle est sur le qui-vive, écoute chaque bruits, se questionne sur leur provenance, ou elle réfléchi à des choses puis nous appelle pour nos poser des questions.
Notre fille n'avait pas de doudou, d'elle-même elle n'en avait pas choisi. Pour l'aider dans ce moment d'endormissement et surtout dans l'idée de faciliter notre départ de la chambre nous avons petit à petit introduit le doudou, en lui donnant toujours pour dormir. Nous avions remarqué qu'elle aimait bien avoir un tissu sur le visage pour s'endormir, alors nous avons choisi le doudou en conséquence.
Notre deuxième n'a pas choisi non plus de doudou, mais comme elle s'endort très bien, nous la laissons faire.

Pour votre fille, vous pouvez peut-être tenter, si ce n'est déjà fait d'aller voir un ostéopathe, il y a peut-être quelque chose qui la dérange en position couchée et qui provoque la crispation.
IL y a peut être aussi un événement à la naissance ou tout bébé qui aurait provoqué ce blocage vis à vis de l'endormissement.

Pour l'aider également à se préparer au sommeil, la routine qui précède est très importante. Un petit enfant n'est pas en mesure de savoir ce qu'il va se passer après. Nous nous savons toujours, nous sommes maîtres de notre emploi du temps. Ne pas savoir peu générer du stress. En début de soir la routine peut commencer et être toujours la même, ainsi votre fille sait ce qu'il va se passer étape par étape, elle peut s'y préparer et sait que cette routine fini par l'endormissement.

Autre questionnement : est-elle bien dans son lit, dans sa chambre où à l'endroit où elle dort ? Cela mérite aussi d'être étudié.

Voilà, ce sont quelques idées qui j'espère pourront vous aider.
Bon courage,
Eve

marie bretton a dit…

Merci pour la rapidité de la réponse…
Pour le doudou, on est en train d’en introduire un aussi ; pour l’osteo, c’est déjà fait (et plusieurs fois en plus), ils ont tous remarqués des tensions au niveau de la nuque mais aucun n’a pu la soulagé puisque le suivant me disait exactement la même chose et que les « symptômes » demeurent !
Je penche sérieusement pour l’événement qui l’aurait marquée parce que j’en ai déjà plusieurs en tête mais une fois de plus, je ne sais pas comment apporter de solution, réparer, ou l’aider à gérer!
Pour la chambre, je me suis aussi posée la question puisqu’on a re déménagé il y a quelques moi mais elle faisait déjà cela dans notre 1er appartement ainsi que dans le second et le fait encore dans le troisième (elle le fait aussi quand il nous arrive de dormir à l’extérieur chez des papy mamie)
J’avais déjà pensé aux rituels mais j’avoue que c’est pas mon fort : je suis la championne du dernière minute, de l’adaptation en toutes situations (parfois aussi par obligation), du changements d’avis et ainsi de suite. Je ne fais quasiment aucun gestes de la me^me façon à la même heure. Pour tout dire, ce n’est pas vraiment le sujet qui m’inspire le plus, j’aurais même tendance à sécher ! Ces derniers jours on a essayé de se tenir au fait de se laver les dents, aller toutes les deux sur le balcons « regarder la nuit » et les voitures…(entre 5 et 20 minutes suivant son intérêt et sa fatigue), puis d’aller s’allonger toutes les deux sur son lit jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Je sais pas si on peu appeler ça un rituel mais bon.
De nouveau, je suis ouverte à tout commentaire, idée…

oops a dit…

Bonjour,

je suis votre blog depuis longtemps déjà, je suis très admirative non seulement du contenu mais de la forme, que de poésie...

Je réagis à ce billet car je me décourage de temps en temps, sur le thème du respect du rythme de sommeil des enfants et sur comment ne pas les laisser pleurer.
Mes filles ont 20 mois d'écart, et si certains jours leur (dé)synchronisation me permet de m'occuper à tour de rôle de l'une puis d'autre (pendant que l'une dort, je joue avec l'autre), ce n'est pas souvent aussi idyllique. Et là, je sèche : comment endormir l'une, alors que l'autre pleure ? Comment ne pas laisser pleurer l'une tout en m'occupant correctement de l'autre ?

Si je peux poser la petite (2 mois) dans une pièce pour endormir la grande, je n'arrive pas à l'abandonner en pleurs plus de quelques minutes, ce qui ne suffit pas à accompagner la grande dans le sommeil... qui de toute façon ne s'endort pas en entendant sa sœur.
Si je garde la petite avec moi (en écharpe par exemple) pour endormir la grande, c'est peine perdue pour les deux : la petite ne se calme pas toujours instantanément (et elle ne réclame pas forcément le portage à ce moment-là) donc je ne peux pas accompagner la grande non plus, qui de toute façon à besoin de câlins et que je m'allonge auprès d'elle (peu compatible avec le portage).
Si je laisse la grande (ce qui est en pratique impossible, puisqu'elle peut ouvrir les portes), elle crise, ce qui crispe la petite évidemment, et ne me permet pas de l'endormir...

Bref, comment font-ils, dans un Nido ?!!
Les "grands" de 2 ans sont-ils silencieux ? Ou les bébés arrivent-ils à s'endormir d'eux-même sans aide au milieu du bruit ?

Mon aînée est plutôt calme, mais impossible de la faire chuchoter / ne rien jeter, cogner ou taper plus de quelques minutes.

Je m'interroge également, dans la même ligne, sur la "nocivité" de couper constamment les activités. En effet, je n'arrive que rarement à respecter la concentration des miss : lorsque la grande s'active, il est courant que la petite réclame (la tétée, les bras...) ; et lorsque je me consacre à la petite, je suis constamment interrompue par la grande (qui va systématiquement me réclamer de l'aide pour tout et n'importe quoi).
Épuisant et décourageant, au point que j'ai laissé tombé les activités Montessori avec ma grande (alors que je découvre les merveilleux mobiles pour la petite).
Vraiment, comment font-ils dans un Nido ?


NB : je précise que je suis en majorité seule avec les filles en semaine, la famille est loin... et tout le monde travaille !
La grande est à la crèche les 2 jours où je travaille (j'emmène la petite, dont je m'occupe entre 2 clients).

J'espère ne pas polluer ce magnifique blog par ma longue "plainte" !

Carole a dit…

Bonjour,
Ce post date un peu mais je voulais simplement vous remercier pour cette réflexion. En plein doute quant à l'attitude à adopter pour l'endormissement de mon fils ( 12 mois), ça m'a permis de remettre les choses à leur place, d'éloigner le spectre du fameux "enfant capricieux" et de me déculpabiliser par rapport aux réflexions du type "il faut le laisser pleurer".
Je vais donc continuer à l'accompagner, à être auprès de lui dans cette phase très compliquée. Je retrouve beaucoup de similitude avec le témoignage de Marie Bretton. Nous sommes également en train d'introduire un doudou, nous réfléchissons pour l'ostéo, et mettons en place le fameux rituel.
Merci encore, vous transmettez énormément avec ce blog et c'est précieux pour beaucoup de personnes.

Anonyme a dit…

Étant dans la même situation que oops, j'aimerais beaucoup avoir la réponse de l'auteur! Comment ils font en nido???

Eve a dit…

Bonjour, Je ne sais pas pourquoi ni comment mais j'avais manqué ce commentaire, pourtant intéressant de oops.

Comment font-il dans les Nido ?
Tout d'abords les bébés ne sont pas avec les grands de 2 ans. Le nido accueille les enfants de 3 mois à 15/18 mois (à la marche assurée). Ensuite c'est la communauté enfantine; de 18 mois à 3 ans.

Dans un Nido, tout d'abord, les enfants ne sont pas avec leurs parents, les choses sont donc très différentes. Il y a toujours plusieurs personnes qui s'occupent des enfants, les éducateurs ne sont donc pas seuls pour gérer deux enfants ayant des besoins très différents.
L'aire du sommeil est un endroit calme, un peu à l'écart du reste, mais quoi doit cependant être ouvert afin que l'enfant qui se réveille puisse se lever et rejoindre l'ambiance tout seul (et dans l'idéal aller se reposer s'il en ressent le besoin).
Au moment de l'endormissement, une personne restera avec les enfants qui souhaitent dormir et les autres seront avec les enfants encore en activité.
Pour ce qui est de la concentration, encore une fois c'est forcément différent de la maison, avec une maman et ses deux enfants. Dans un Nido, les enfants sont dans une ambiance adaptées à leur besoins et leur développement de 3 mois à 18 mois et y trouvent de quoi se mettre en activité. Ils sont généralement absorbés par quelque chose et ne réclament pas l'attention qu'ils peuvent demander à une maman qui s'occupe du petit frère ! Lorsqu'un éducateur est engagé dans une activité avec un enfant, les autres adultes présents dans l'ambiance permettrons qu'il termine sans dérangement.
C'est forcément plus simple quand tout est préparé pour l'enfant et que l'encadrement est important.

Enfin pour répondre à la problématique de oops, même si ça date, c'est plus complexe. Elle doit faire seule avec 2 enfants aux besoins différents. Il faut trouver un compromis pour répondre à l'un et l'autre dans ce moment précis de l'endormissement.
Lorsque j'ai eu à gérer cette question, les fois où le papa était absent, j'avais plusieurs possibilités :
- mettre Émy en écharpe pour lire et chanter des chansons à Liv et souvent Émy s'endormait aussi.
- demander à Liv de rester tranquille sur son lit en écoutant un CD d'histoires ou de chansons, ou en feuillant un livre pendant que j'endormais Émy,
- m'allonger entre les deux dans le grand lit d'Émy, lire un livre et chanter (et coucher la première qui s'endort pour s'occuper ensuite de l'autre !)
- il m'est arrivé aussi de marcher en rond dans la chambre pour calmer Émy dans les bras en chantant des chansons à Liv couchée.

Pour la question des activités, avec un petit bébé qui ne se déplace pas, je n'ai pas eu de problèmes, la grande était tranquille et pouvait se concentrer. Plus tard quand Émy s'est déplacée, je devais sans cesse intervenir car elle allait déranger Liv et voulait prendre ses affaires.
C'est compliqué pendant un moment et puis ça se calme ;-)

Anonyme a dit…

Je decouvre la pedagogie montessori grace a une amie qui m a parle du matelas au sol.
Je suis tentee quoique j ai peur que mon fils de un an qui marche depuis ces 9 mois nous mettent le bazar toutes les nuits, mais serait ce pire que les cris des qu il se reveille (il se leve dans son lit a barreau et n est plus capable de se rendormir seul comme avant).
Par rapport a l endormissement, les lits bas sont plus pratiques que les lits a barreau pour accompagner l enfant dans le sommeil. Nous avons du vers 6-7 mois revenir a un endormissement peau a peau car mon fils avait du mal a dormir (angoisse de separation?) Maintenant qu il va mieux, nous souhaitons changer de methode, car il s endort sur nous mais ce reveille quand on le couche, ou si le parquet grince quand nous quittons la piece... et ne peut se rendormir que si nous revenons, ca peut durer des heures... Aussi je ne sais pas quand vous parlez d endormissement accompagne, s il sagit de s allonger aupres du bebe ou de le prendre contre soi? la premiere solution parait plus pratique (j avais installe un petit matelas pres de son lit a barreau pour pouvoir lui tenir la main sans m esquinter le dos).

Eve a dit…

Bonjour,
Le passage au lit au sol doit se faire quand vous êtes prêts, je veux dire par là prêts à supporter une, deux semaines de bazar. Ça ne sera peut-être même pas le cas, mais il faut s'y préparer mentalement, on ne sait jamais !
Votre fils sera peut-être très content de la confiance accordée qu'il ne va pas en profiter pour abuser de cette liberté. Mais il se peut aussi, en effet qu'il se lève la nuit pour venir dormir avec vous. À ce moment-là, vous choisissez l'attitude que vous voulez (le garder avec vous, le recoucher) mais soyez constants, calmes et rassurants. Petit à petit les choses vont rentrer dans l'ordre.
Et oui, pour nous quand je parle d'accompagnement, je veux dire allongé à côté de l'enfant, ou assis, une main sur son dos... pour pouvoir partir facilement dès que le sommeil arrive. Et peu à peu vous pourrez partir plus tôt s'il se sent bien dans son lit.
Je vous souhaite une bonne découverte de Montessori avec votre enfant !

Anne-Laure a dit…

Merci pour ce billet que je relis une nouvelle fois ce soir...mais j'avoue que ce soir je suis particulièrement découragée.
Moi non plus je n'ai pas pu me résoudre à laisser pleurer mon fils qui a 2 ans maintenant. Nous l'accompagnons donc dans le sommeil depuis 2 ans. A l'heure actuelle, il fait des bonnes nuits (aucun réveils nocturnes) et des bonnes siestes mais depuis quelques jours l'endormissement est TRES problématique.
Il a toujours mis du temps à s'endormir, malgré un rituel d'endormissement bien ancré et nous l'acceptons. Sauf que depuis quelques jours il refuse de dormir. Il ne veut pas. Même s'il est fatigué. ça me met hors de moi, je n'arrive pas à garder mon calme et je m'énerve et crie. Oui j'avoue je n'en peux plus... Je ne sais plus quoi faire... Je ne comprends pas. Des idées?

Anonyme a dit…

Merci beaucoup pour ce post. Il me fait grand bien en tant que maman super stressée. Nous accompagnons également notre fille de 2 ans et demi dans son sommeil. Et ce depuis un épisode de cauchemars en pleine nuit il y a 2 mois. Certes c'est un peu contraignant mais nous ne supportons pas de l'abandonner à ses pleurs. Nous sommes ses parents et nous devons la rassurer.
Encore une fois, MERCI.

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