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mercredi 2 juillet 2014

Enfin !

Enfin j'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mes deux derniers projets pour les éditions Nathan : un livre et un cahier d'activités ! (J'étais toujours en attente de mes exemplaires du livre...).

Je vous présente donc 100 activités Montessori pour découvrir le monde, un livre basé sur ce qui se fait en Montessori dans les domaines des sciences, pour accompagner vos enfants dans la découverte du monde qui les entoure.
J'ai adoré faire ce livre avec les filles qui ont testé toutes les activités avec beaucoup d'intérêt !







Et Mes activités Montessori, un cahier sur les mêmes thématiques, avec un grand nombre de supports à colorier et découper permettant de réaliser des activités. Les dessins de Roberta Rocchi, une illustratrice italienne, sont magnifiques ! Ils apportent beaucoup à ce cahier.


Un détail des dessins (Les histoires séquentielles à découper et remettre en ordre)





Émy qui réalise l'activité sur le temps. Elle a découpé toutes les petites vignettes, et bricolé une pochette pour les ranger, pendant ce temps j'ai fabriqué un petit carnet de quelques pages avec 2 agrafes pour qu'elle y colle le temps qu'il fait.
 





Comme de coutume, je vous propose un tirage au sort pour gagner l'un ou l'autre de ces livres.
Postez un petit commentaire en précisant lequel vous aimeriez recevoir !
Le tirage aura lieu dimanche matin, car lundi nous partons en Corse !! Youpiiiii !!!!

Voici les gagnantes :
Julie P qui remporte le livre et Fanny (maman de Juju) le cahier d'activités. Bravo à toutes les deux !
Envoyez-moi votre adresse par mail (en haut dans la colonne de droite).





jeudi 17 avril 2014

Un virage...

Oui, nous prenons un virage et pas des moindres pour moi... Nous avons décidé d'inscrire nos filles à l'école Steiner l'année prochaine, et les années suivantes si tout va bien... (assez de changer d'école !).
Voilà où nous en sommes aujourd'hui dans notre tentative de trouver un équilibre entre nos pensées et nos actes. C'est très étrange pour moi de dire non à l'école Montessori à deux pas de notre appartement. Mais, outre le prix exorbitant, cette école ne correspond pas à ce que nous souhaitons pour nos filles et pour notre vie en général. Ce ne sont pas les idées de Maria Montessori que je remets en question, évidement, mais le manque de contact avec la nature, de vie en plein air, de liberté...
Nous avons réfléchi, tourné autour de la question financière, pesé le pour et le contre des différents choix qui s'offraient à nous...
Il en ressort que Montessori est trop cher pour nous (c'est un comble pour cette pédagogie fabuleuse qui devrait être offerte à tous les enfants), et que cette école est trop loin du mode de vie auquel nous aspirons aujourd'hui. Elle se trouve en pleine ville, sans jardin, avec la classe tous les jours, y compris le mercredi matin...
L'école Steiner, quant à elle, se trouve un peu en dehors de la ville, dans un grand espace vert arboré, avec la classe le matin seulement, nous offrant plus de temps à partager les après-midi.

Cette année, même si les filles rentrent manger le midi, j'ai le sentiment de courir sans cesse après le temps. Elles me réclament plus de moments ensemble pour partager des activités. Ce serait-ce que dessiner avec elles ! Mais le matin on se presse pour ne pas être en retard, à midi, il faut faire le repas, manger, ranger, et s'il fait beau, nous sortons au parc pour s'aérer et se dépenser avant de retourner en classe. Le soir, à nouveau, le timing est assez minuté car il ne faut pas se coucher trop tard, sinon le matin c'est dur ! Je n'aime pas du tout ce rythme imposé par l'école et le peu de temps libre qu'il nous laisse.
À la naissance de Liv, nous avons décidé (après avoir essayé de trouver une nounou... !) que je m'occuperai d'elle. Je n'ai pas travaillé pendant plusieurs années pour être avec les filles. Maintenant qu'elles ont un peu grandi, j'ai plus de temps à consacrer à mon activité, mais j'ai encore envie et besoin d'avoir des moments à partager avec elles. Il faut en profiter, elles seront bientôt grandes !

En arrivant à Lyon, nous avons choisi un appartement proche de l'école Montessori, pensant y inscrire les filles l'année suivante quand il y aurait de la place. Mais nous avions oublié les limites de la ville pour des petits enfants. Ne pas pouvoir entrer et sortir de chez soi librement, jouer et travailler dehors, jardiner, avoir des animaux... ça leur manque énormément (et à moi aussi !).
Ce besoin d'harmoniser notre mode de vie et nos idées s'est vite fait ressentir : consommer moins et de manière plus responsable, mieux connaître le monde qui nous entoure, être plus proche de la nature et partager tout cela avec nos filles.

En tout cas ce qui est sûr est que nous voulons sortir de cet enseignement standardisé. J'en ai assez de me battre intérieurement contre les normes de ce système, espérant quand même réussir à offrir à mes filles une vision plus large et plus profonde du monde.
Nous avons envie que nos filles acquièrent une meilleure conscience de l'environnement, de la nécessité de prendre soin de la Terre, de l'air, de l'eau qui servent à la vie. Nos enfants grandissent dans un monde où nous ne sommes même plus sûrs de l'air que nous respirons. Ce n'est pas la compétition, la course au pouvoir et à l'argent que nous voulons qu'elles apprennent. Elles ont un pouvoir, oui, celui de changer ce monde plus tard.
C'est bien dommage que l'école Montessori ne soit pas plus engagée dans cette voie et n'en fasse pas une priorité. Pourtant les idées de Maria Montessori, concernant la nature sont claires.* L'enfant a besoin de ce contact avec la nature pour grandir harmonieusement et se sentir appartenir au monde. On ne peut pas développer chez l'enfant uniquement le savoir et la connaissance.
Connecter l'enfant au monde c'est aussi le connecter à son futur, qu'il comprenne que demain est inextricablement lié à aujourd'hui. Cela lui donne une certaine conscience du monde et un respect de la planète.
Nous pouvons apprendre aux enfants d'où viennent nos ressources, de quoi sont faites les choses que nous achetons. Ils seront les adultes de demain, capables de faire des meilleurs choix pour leur planète.

Voilà où nous allons maintenant... chercher une maison, proche de la nature, ralentir le rythme, ou du moins sortir de celui qui nous est imposé, consommer moins, créer, partager, respirer et se sentir plus libres !
C'est certainement mon enfance et mon éducation qui me rattrapent... j'ai grandi comme une petite enfant sauvage, courant pieds nus et ébouriffée derrière les animaux ! Je ne suis allée à l'école qu'à 6 ans, et en septembre c'était dur de me mettre des chaussures au pieds ! De mon enfance, je n'ai pas beaucoup de souvenirs précis, mais plutôt un "halo" de souvenirs tous imbriqués formant une nébuleuse joyeuse et lumineuse. Je me souviens d'une enfance sans contraintes, sans aucun stress, avec beaucoup de joie, de liberté, de naturel et de simplicité.






Les filles aiment créer, imaginer, agir... il leur manque du temps pour cela, prises toute la journée dans ce rythme imposé par l'école qui leur dit quoi faire, quand et pendant combien de temps.


Liv a décidé de se coudre une cape.


Émy réalise le soleil des couleurs avec la 3ème boite de couleurs.



*Extraits du livre : La pédagogie scientifique tome 1, p.52 "La nature dans l'éducation".

... Il faut assurer aux enfants les moyens physiques dont le corps a besoin et leur offrir la possibilité de vivre au maximum au grand air : c'est un axiome pour une éducation qui se soucie de la valeur de la personnalité de l'enfant.

À notre époque [1926] et dans notre société civilisée, les enfants vivent très éloignés de la nature, et rares sont pour eux les possibilités d'entrer en rapport intime avec elle et d'y puiser des expériences directes. Pendant longtemps, l'influence de la nature sur l'éducation de l'enfant n'a été considérée que comme un facteur moral. Ce que l'on recherchait, c'était le développement de sentiments suscités par les fleurs, les plantes, les animaux, les paysages, les vents, la lumière...
Plus tard on a essayé de lier l'activité de l'enfant à la nature en l'initiant à la culture de "petits champs éducatifs". Pourtant, la conception de "vivre" dans la nature, et pas seulement la connaître, est l'acquisition la plus récente de l'éducation. Le plus important, c'est de libérer les liens qui l'isolent dans la vie artificielle des villes.

... Lâchez les enfants; qu'ils courent dehors quand il pleut, qu'ils enlèvent leurs souliers quand ils trouvent un peu d'eau et, quand l'herbe des prés est humide de rosée, laissez leurs pieds nus la fouler; qu'ils se reposent paisiblement quand un arbre les invite à dormir à leur ombre; ils crient et rient quand le soleil les éveille le matin, comme il éveille toute créature vivante. Mais nous nous demandons anxieux, comment faire dormir l'enfant après l'aurore, et comment lui enseigner à ne pas enlever ses souliers et à ne pas courir dans les prés. C'est quand il est diminué par nous, irrité dans sa prison, qu'il tue les insectes, les petits animaux inoffensifs, et cela semble "naturel". Nous ne nous apercevons pas que cette petite âme est déjà devenue étrangère à la nature. Tout ce que nous souhaitons pour lui, c'est qu'il s'adapte à la prison sans que cela l'ennuie.


vendredi 7 février 2014

Institut des petits Pinsons

Je vous invite à découvrir un nouveau projet en train de germer à Bordeaux : L'institut des petits pinsons. Il est mené par Adeline (Alternative Montessori), une amie que j'apprécie énormément. Nous avons beaucoup de points communs, et parfois nous nous disons que c'est bien dommage d'être si loin l'une de l'autre ! Comme moi elle est graphiste, et nos regards sur Montessori et la pédagogie en général, souvent se rejoignent.
Son projet est très beau, sa vision de la pédagogie très grande et j'espère qu'il en naîtra une école épanouissante pour des enfants heureux et libres d'apprendre.
Allez faire un tour, juste pour vous informer, ou pour la soutenir, ou pour diffuser l'information dans votre réseau. Avec des petits riens mis ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses.


Pour soutenir le projet :
L'institut Les petits pinsons

Le site de l'association :
Alternative Montessori

Son site de ressources pédagogiques :
Ressource pédagogiques

dimanche 15 décembre 2013

Montessori et le mouvement "slow"

Samares prises en photo par Émy à travers la loupe .


Un commentaire récent m’a amené à réfléchir à ma position vis à vis de Montessori et de tout ce matériel face à l'idée de consommation en général. Cette pédagogie est-elle compatible avec le mouvement "slow", tendance actuelle qui invite à une consommation raisonnée, à prendre le temps et à agir durablement ?

C'est vrai qu'avec Montessori on est toujours à la recherche du pichet pas trop lourd, du plateau à la bonne taille, du panier adéquat.. et je ne parle même pas du matériel que l'on va mettre dedans !
Mais je dirais oui quand même;  Montessori et la simplicité volontaire peuvent faire bon ménage.
Parce que Montessori, avant d'être un tas de matériel sur des étagères, c'est une philosophie subtile et profonde qui nous amène à trier, épurer, à aller à l'essentiel et ne garder que l'utile. Les objets que l'on choisi seront de préférence durables, faits de bois, de métal, de tissu... plaisants pour tous les sens (on oublie le plastique !).
Maria Montessori avait cette faculté d'épurer, d’éliminer le superflu (d'où ce matériel si esthétique et simple). Alors je pense que nous pouvons, dans l’ambiance familiale, sans recréer une classe entière, atteindre cette atmosphère de calme, de pureté, de simplicité, d'ordre et de beauté.
Plus j'avance avec montessori, plus j'ai le sentiment (j'en suis même certaine) que le matériel n'est pas essentiel. Certes, il est magnifiquement bien pensé et réalisé et il est utile ! Par sa beauté et sa perfection il appelle à l'activité, à la manipulation et à la répétition. Mais Montessori ce n'est pas que ça ! Il faut résister à la tentation de s'entourer de trop de choses (j'entends pas là tout le petit bazar que l'on est facilement tenté d'acheter), pour ne pas en prendre l'essence.

Cette pédagogie fait également une belle place à la lenteur en invitant à prendre le temps de faire, recommencer, et observer, car la lenteur est nécessaire aux apprentissages. En recherchant la concentration, cette pédagogie aide à être dans "l'ici et maintenant" qui permet d'atteindre une pleine conscience. Maria Montessori disait que l'enfant, après un moment de grande concentration, semble ressourcé et se trouve plus enclin à aller vers les autres, pour aider ou partager, car son être intérieur est nourri.

Alors oui mon blog donne l’impression d’une profusion d’activités (et de matériel), mais je pense que le fait qu’elles soient toutes recensées en un lieu accentue ce sentiment de foisonnement. Beaucoup du matériel que nous avons est réutilisé sans cesse. Il ne sert pas pour une seule chose. Les barres rouges fabriquées pour Émy, sont devenues plus tard, les barres rouges et bleues car j’avais rendu celles qu’une amie m’avait prêtées. Le matériel n’est parfois chez nous que le temps d’un prêt, comme ce fut le cas pour la tour rose également.

Il y a aussi beaucoup de choses que l'on peut fabriquer soi-même avec du papier et du carton, simplement sans grands frais. Je n'investis que pour du matériel qui va servir longtemps, que les filles vont utiliser pour différentes choses à différents moments et j'ai beaucoup moins de peine à acheter un beau matériel en bois, qui sera durable, qu'un jouet en plastique issu de l'industrie pétrolière.
Je sais également qu'il fera des heureux une fois que mes filles auront terminé de l'utiliser !

De manière générale, et cela va en s'accentuant, nous essayons dans notre mode de vie de consommer avec modération et de manière réfléchie. Et nous faisons des choix : je préfère ne pas avoir de maquillage, de bijoux et de produits de beauté et fournir à mes filles du matériel pour leurs explorations. Il n'y a pas de plus grand bonheur pour moi de voir leurs yeux émerveillés par ce que je leur prépare et leurs mains pressées de travailler !

Le monde se met doucement en marche, avec les différents mouvements “slow”, vers une décélération qu'il est important d'amorcer. Pensons au monde que nous allons laisser à nos enfants, de quoi sera-t-il fait ?...

"N'élevons pas nos enfants pour le monde d'aujourd'hui. Ce monde aura changé lorsqu'ils seront grands. Aussi doit-on en priorité aider l'enfant à cultiver ses facultés de création et d'adaptation."
Maria Montessori

lundi 18 novembre 2013

Réfléxions du samedi


Samedi j'ai accompagné les filles à l'atelier de peinture (cette fois-ci Émy a voulu y aller) et en attendant dans le petit salon pendant le déroulement de la séance, je me suis plongée dans un livre d'Arno Stern, le jeu de peindre.
C'est une approche très intéressante et j'y ai trouvé des correspondances avec la pensée de Maria Montessori. Ce passage, par exemple, m'a beaucoup parlé et m'a plongé dans mes pensées, si bien que je l'ai recopié dans mon carnet :

"Ceux qui attribuent la trace (le dessin, la peinture...) à l'imagination, s'évertuent à stimuler la créativité en proposant une variété de techniques. Ils entretiennent ainsi une avidité aux changements : un jour on propose de peindre en noir et blanc sur du papier ondulé, le lendemain on éclaboussera des couleurs sur du papier buvard; un autre jour, les enfants devront graver des traits parallèles dans des coulées de cires, et à la séance suivante faire des motifs avec des épingles piquées dans une plaque de polyester... Il faut surtout, ne jamais répéter, mais toujours désirer du nouveau. La répétition est considérée comme le contraire du progrès."

Pourtant, oui, c'est bien la répétition qui permet de progresser, de se perfectionner, de voir et percevoir de plus en plus de détails et d'aller au fond des choses.
Et en quoi cette phrase m'a fait penser à Montessori ? Parce que là aussi la répétition et la volonté de ne pas toujours apporter de la nouveauté à l'enfant questionnent souvent. Les parents viennent me voir pour trouver des nouvelles activités à proposer car l'enfant n'arrive pas à se poser. La réponse n'est pas dans une nouvelle activité. Je leur conseille d'abord de faire le tri, de vider, de proposer moins de choses, d'aller à l'essentiel. Les enfants à qui l'on donne sans cesse de la nouveauté deviennent des petits papillons incapables de se concentrer sur une chose, avides de changements, ayant "besoin" de toujours plus.

J'ai pu observer le début de la séance de peinture, car Émy avait du mal à me laisser sortir de la pièce. Et j'ai compris l'importance de ce lieu clos, sans interférences extérieures, sans autres stimulations, sans la question du choix de la technique, sans technique d'ailleurs, si ce n'est le respect du matériel et de la couleur.
Émy était posée, calme, hyper concentrée, prenant le temps de choisir ses couleurs, son pinceau. Avant de toucher la feuille, elle avait un petit temps de réflexion, d'observation. Elle était bien, dans ce qu'elle faisait. Elle était dans "l'ici et maintenant", dans le plaisir du moment de la création.
Même à la maison, où elle peut faire de la peinture quand elle le souhaite car elle a le matériel à disposition, elle n'est jamais aussi concentrée, focalisée sur ses gestes et attentive. De plus ses moments de peinture ne durent pas aussi longtemps, en tout cas pas 1h30 sans interruption de la concentration, comme cela a été le cas samedi .
Liv, quant à elle, était ravie de revenir là. Contrairement à la première fois, où elle avait été très impressionnée par l'ambiance, elle s'est tout de suite lancée dans une œuvre, pressée de se mettre en action. Ces gestes étaient justement marqués par cet empressement, comme si le temps était compté et qu'elle voulait en profiter au maximum avant la fin. Elle courait presque entre la table des couleurs et sa feuille, oubliant parfois de tremper le pinceau dans l'eau ou prenant trop de peinture !
La première fois elle s'était mise à peindre très tard dans la séance, après une longue adaptation. Elle a dû rester sur cette impression de temps trop court, et ne voulait rien rater cette fois-ci.

Dans une ambiance Montessori, c'est aussi ce qu'il faut rechercher : la concentration de l'enfant, son investissement profond dans ce qu'il fait. Alors au lieu de "poluer" les étagères avec tout un tas d’activités annexes, de peur que les enfants ne finissent par s'ennuyer de trouver toujours le même matériel, nous devons les aider sur le chemin de la répétition du geste, le plaisir que l'on peut éprouver à se perfectionner et à aller au fond des choses. Ne pas rester simplement en surface et "consommer" les activités.

Tout au long des séances dans un closlieu l'enfant, ou l'adulte d'ailleurs, ne trouvera rien de nouveau, rien d'autre que ce qu'il ne connait déjà, à savoir cette table des couleurs au centre de la pièce, et ces murs marqués des traces des précédents ateliers qui attendent une feuille blanche. À chaque fois c'est une répétition mais en même temps chaque séance est nouvelle !

Une ambiance Montessori aussi offre à l'enfant la réassurance de trouver toujours les mêmes choses, à leur place, dans un ordre qu'il connait et a mémorisé. Il sait parfois avant même d'arriver à l'école, quelle activité il va prendre. Il ne peut pas avoir "peur" de l'inattendu, de l'inconnu.
Mais ce qui est stimulant pour l'enfant est qu'il n'a pas accès tout d'un coup à tout le matériel de la classe. Cela se fera petit à petit. Au fur et à mesure qu'il grandi, il peut prendre de nouvelles choses, découvrir de nouveaux concepts et progresser dans ces apprentissages, tout en ayant la possibilité de revenir à des choses déjà connues, pour se rassurer, pour se reposer ou simplement pour le plaisir !
Et la critique vis à vis de Montessori, que j'entends souvent, par rapport aux activités artistiques me parait encore plus vide de sens après avoir lu Arno Stern : pourquoi n'y a t-il pas plus d'ateliers créatifs ? pourquoi un seul chevalet avec seulement de la peinture ? Pour que les enfants ne se perdent pas dans des exercices superflus.

" La fantaisie qui exagère et invente grossièrement ne met pas sur la bonne voie." (de l'imagination, de la créativité et de l'intelligence). Maria Montessori, Pédagogie scientifique t.2





mardi 8 octobre 2013

Parce que c'est trop beau, il FAUT en parler !


Une classe expérimentale qui utilise la pédagogie Montessori a ouvert en septembre 2011 à l’école maternelle publique Jean Lurçat de Gennevilliers, en Zone d’éducation prioritaire. C'est un projet magnifique ! S'il pouvait en faire naitre d'autres un peu partout...
Allez voir la belle vidéo qu'ils ont réalisé pour leur deuxième année de fonctionnement.

Capture d'écran de la vidéo.


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